Voilà ce que l'on peut lire dans la presse locale et qui finalement représente bien l'opinion d'une partie importante du centre-droit. A force de faire des alliances et de refuser de reconnaître notre poids réel dans la vie politique en affrontant le suffrage universel, nous devenons, au moins dans les Yvelines, un petit logo sur les affiches des candidats UMP. 

Jean-Florent Campion

 

 
"L ongtemps terre de centristes, le département des Yvelines a semble-t-il beaucoup évolué au niveau politique. Si le MoDem est parfois encore bien présent, il n'y aura par exemple aucun candidat du Nouveau centre pour les prochaines élections législatives. Une situation décidée au niveau national : «Nous apportons notre soutien aux candidats UMP sortants quand il y en a, résume Angèle Duponchel, la déléguée départementale du parti d'Hervé Morin. Il y a un réel besoin d'unité de la Droite aujourd'hui. » Deux circonscriptions ne présentaient pas de sortant. Sur la troisième (Le Chesnay), c'est même le Nouveau centre qui détenait le siège. Mais Christian Blanc a décidé de ne pas se représenter et la situation est assez compliquée avec l'investiture d'Henri Guaino par l'UMP alors que le maire, UMP lui aussi, de La Celle Saint-Cloud, Olivier Delaporte, avait déjà reçu l'onction des instances départementales du parti… «Pour l'instant la situation est confuse, regrette Angèle Duponchel. En comptant Philippe Brillault, le maire du Chesnay (DVD), ça commence à faire beaucoup. Il faut que je discute avec Valérie Pécresse pour dire à qui ira notre soutien.» Sur la 1 re circonscription (Versailles), il n'y a pas tant de questions même si Etienne Pinte ne repart pas : «Nous soutenons François de Maziè-res, qui et un ancien UDF, proche de nos idées.»

Toujours pas de président
Face aux questions que peut susciter cet effacement du Nouveau centre dans le paysage politique yvelinois, Angèle Duponchel reste sereine : «Nous n'allons pas disparaître, pense-t-elle. Nous jouons la carte des soutiens car l'UMP aura besoin des centristes dans l'avenir. De toute façon, il faut être lucide, nous n'étions pas en mesure de présenter des pointures et nous aurions fait à peine quelques pour cent. Il n'y a pas non plus de risques d'être identifié à l'UMP car notre logo apparaît sur tous les documents de campagne.»
Reste aussi l‘épineuse question de la direction locale du parti. Après l'imbroglio entre une partie de l'appareil et Aziz Senni, qui était proche de prendre la tête de la fédération, aucune nouvelle élection n'est prévue pour l'heure : «Tout doit être décidé au niveau national, assure Angèle Duponchel. Des élections devront avoir lieu après les législatives mais nous allons sans doute attendre le conseil national qui doit désigner le président national en fin d'année.» La situation n'est pas prête de s'éclaircir. "
 
Courrier des Yvelines Mai 2012