16 octobre 2009
A104 La presse juge Esnol
Lu dans les nouvelles-des-deux-rives
Dossier A104 : Esnol, la girouette
Le maire PS de Conflans Sainte Honorine a toujours été un élu ingérable sur le dossier A104, notamment pour ses collègues du territoire concerné par le projet A104. Alors même que sa ville était menacée par plusieurs tracés proposés, Philippe Esnol a été aux abonnés absents lors des débats publics. Ce qui fit dire au maire d’Andrésy, Hugues Ribault, très présent lors des débats, que « le meilleur défenseur des Conflanais, c’était finalement [lui] ». Depuis que le tracé retenu coupe en deux sa ville, le maire de Conflans s’est toujours opposé violemment à cette décision, tout en refusant toute négociation avec les communes voisines pour tenter de constituer un front commun, autour du député Pierre Cardo, en vue d’améliorer ce tracé vert. Le caractère ingérable du maire de Conflans s’était aussi confirmé lors de la campagne des municipales de mars 2008 lorsqu’il avait subitement souhaité un retour du tracé rouge dit « historique » (qui traverserait Andrésy, Chanteloup et l’Hautil) pour des raisons électoralistes, avant de faire marche arrière, après son élection. A cela, ajoutons les relations exécrables qu’entretient le maire de Conflans avec le collectif anti A104 COPRA, en raison de la présence, en son sein, de Victor Blot, ancien élu de Conflans, fâché avec le maire de Conflans.
Depuis des mois, Philippe Esnol se répandait dans la presse pour condamner violemment la décision du gouvernement : il n’est pas loin le temps où l’édile de Conflans-Sainte-Honorine déclarait que ses services « défèreront la nuit ce qui aura été réalisé le jour » sur le chantier A104 (mai 2009). Dans un courrier officiel envoyé à ses habitants (5 mai 2009), le maire évoquait une « remise à plat complète du projet A 104 ».
Mais le 30 septembre dernier (Le Courrier des Yvelines), retour complet de veste : Philippe Esnol est devenu subitement favorable au tracé vert car il aurait obtenu des garanties pour sa ville : tranchées couvertes et un sous fluvial… Un sacré coup dur pour le front du « non » qui se résume maintenant aux maires de Carrières-sous-Poissy et de Poissy. Un affaiblissement de plus aussi pour le COPRA… Pour les connaisseurs du dossier, les « garanties » évoquées par le maire de Conflans sont des plus hypothétiques, au regard de leur coût prohibitif. A moins que la A104 soit à péage et alors l’argument du maire de réduction du trafic sur la RN 184 ne tiendra plus… Enfin, le maire de Conflans prend un risque politique important : même enterrée, les Conflanais risquent de s’opposer à une francilienne qui passerait sous leurs pieds. Il y aura toujours quatre sorties sur la ville et les cheminées de ventilation… Tout cela à moins de 50 mètres du groupe scolaire Paul Bert…
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